Beaucoup se plaignent de différentes maladies. Mais je peux vous assurer que le fait d’avoir la varicelle à l’âge adulte, il faut le faire !

Une bonne semaine en perspective

Tout a commencé une belle soirée du mois dernier. Je rentrais du bureau assez content de ma journée. La journée s’était passée sans problèmes majeurs. J’ai même pu décrocher un contrat sur lequel je travaillais depuis plus d’un mois. J’imaginais déjà la tête de mon patron lorsque je lui annoncerais la bonne nouvelle le lendemain.

Une soirée qui démarrait plutôt bien

Après avoir pris mon demi panaché quotidien et acheté le journal du soir, je pris le métro à la station de Réaumur Sébastopol comme je le faisais presque chaque soir. Comme presque tous les soirs aussi, le métro était bondé. Nous étions serrés comme des sardines, mais j’avais l’habitude. A la station Louise Michel, j’ai eu un haut le cœur parce qu’une jeune fille qui venait de rentrer s’est pratiquement collée à moi. Son visage était tout simplement affreux. Il était recouvert de boutons qui n’avaient rien d’esthétique. Il m’a fallu rester là face à elle jusqu’à ce que je descende à Levallois-Perret.

Elle me hantait…

Toute la nuit, je ne pus m’empêcher de penser à cette jeune fille au visage ravagé. Mais le lendemain je l’avais oubliée. Ce n’est que dix jours après que je me suis souvenu d’elle. Et pour cause. Pendant une séance de travail au sujet du contrat que j’ai peiné à obtenir, je me mis à transpirer abondamment.

Au début, j’ai mis cela sur le compte du stress et j’ai essayé de me concentrer sur mon travail. Mais, plus je faisais des efforts, plus je me sentais mal à l’aise. Je sentais que ma température montait et J’avais furieusement envie de me gratter la tête. Je suis allée aux toilettes pour me rafraîchir et c’est devant la glace du lavabo que j’ai eu le choc de ma vie. J’avais devant moi le même visage boutonneux que celui de la fille du métro avec ses disgracieux boutons roses. Je me suis rendu tout de suite à l’infirmerie, car je n’avais aucune idée de ce qui m’arrivait.

SOS, varicelle !

Les infirmières ne mirent pas longtemps à diagnostiquer une varicelle. C’était bien des boutons de varicelle. Je n’en revenais pas. J’étais adulte. Je ne pouvais pas avoir contracté une maladie qui n’arrive qu’aux enfants. Il devait y avoir une erreur. Je demandais donc à voir le médecin. Les infirmières ne se firent pas prier pour accéder à ma requête. En fait, elles avaient déjà devancé mon désir en appelant le SAMU. Leurs mimiques étaient on ne peut plus expressives. J’étais une bête curieuse !

A l’hôpital, le médecin confirma le diagnostic fait à l’infirmerie. C’était un cas rare, mais c’était bien la varicelle. Pour couronner le tout, il m’annonça le plus gentiment du monde qu’il allait me garder quelques jours en observation. C’était le comble de l’horreur. J’étais donc condamné à rester cloîtrée dans une chambre d’hôpital alors que dehors il n’avait jamais fait aussi beau de toute l’année.

J’acceptais mon sort à contrecœur. Bien m’en prit, car je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’étais resté chez moi avec des démangeaisons partout et des pustules répugnantes. Avoir la varicelle à l’âge adulte : il faut le faire. Et mon patron qui m’attendait le lendemain.

 

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